La presse annonce la tentative de meurtre sur Mathilde qui dormait dans la " Chambre Jaune ". Il le secoue pendant un quart d’heure pour dissiper l’effet du narcotique. Son style d’écriture est très proche du style anglo-saxon pour ce genre particulier, notamment de … Précurseur du Hercule Poirot d’Agatha Christie, Leroux crée un héros pour lequel ce qui prime dans la découverte de la vérité est la logique, telle qu’elle est édictée par la raison. Au fil de lenquête, Rouletabille déco… Read in French by Naf Brusa and Nadine Eckert-Boulet. Une nuit, Mathilde échappe de justesse à une tentative d'assassinat dans sa chambre jaune, pourtant fermée de l'intérieur. Pour y entrer il faut passer par une grille de fer. L’aubergiste revient avec du mou pour le chat, refuse de servir le garde et une fois que celui-ci a les talons tournés, l’accuse du crime. En attendant de dévoiler l’identité de l’assassin et d’expliquer comment il a pu à plusieurs reprises s’échapper d’un endroit clos, Rouletabille prend le temps d’aller discuter avec Frédéric Larsan. Arrivés devant la fenêtre, le père Jacques et Mme Bernier se rendent compte que « non seulement les barreaux étaient intacts, mais encore les volets derrière les barreaux étaient fermés Â». Rouletabille apprend alors à Sainclair qu’il avait assisté à la conférence de l’Académie des sciences de Philadelphie où les Stangerson et Darzac s’étaient rendus. De plus, M. Stangerson révèle que le mariage entre sa fille et son ami a été annulé deux jours avant l’attaque et, alors que toutes les personnes présentes pensent qu’il n’y a pas eu de vol, Rouletabille envoie une note expliquant que « l’un des mobiles du crime a été le vol Â». C’est des écrits de M. Maleine, le greffier, que Sainclair s’enquiert du déroulement de l’interrogatoire. De plus, Leroux s’attache à fournir dans la description du cas tous les détails qui pourraient permettre au lecteur d’arriver à la même conclusion que le héros. Pour obtenir ce délai, il explique à tout l’auditoire comment les empreintes de Mme Mathieu, qui est le fantôme noir, ressemblent étrangement à celles de M. Darzac, et que recourir uniquement à des indices matériels pour dénouer ce crime pourrait mener à une erreur judiciaire. Quand Rouletabille lui demande qui avait la clef, il apprend que Mlle Stangerson en est la détentrice. De plus, le père Jacques a affirmé avoir entendu le cri distinctif de la Bête du Bon Dieu, le chat appartenant à la mère Agenoux. Malgré des échanges tendus pendant lesquels Rouletabille s’assure que Darzac n’est pas blessé à la main, tous deux sortent dans les meilleurs termes d’une conversation de laquelle Sainclair est exclu : Darzac permet à Rouletabille de s’installer au château. Mais, il révèle par la suite que cette dernière avait perdu la clef trois jours avant l’attentat contre sa vie, quand elle était allée à Paris en compagnie de M. Darzac. Plongez-vous dans le livre Le mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux au format Poche. Les quatre hommes sortent du pavillon quand un serviteur informe Darzac de la tenue d’un interrogatoire pour collecter des informations détenues par Mlle Stangerson, qui avait assez recouvré ses sens pour parler. Le chef de la Sûreté convoque alors Rouletabille qui leur démontre, sur la base des indices qu’il a relevés, qu’il a dû y avoir vol et M. Stangerson se rend compte à ce moment-là que vingt ans de recherche ont été dérobés. Rouletabille ne donne aucun signe de vie jusqu’au procès de Darzac, deux mois et demi plus tard, qu’il interrompt spectaculairement. L'énigme de la chambre jaune est expliquée ainsi : Ballmeyer, amoureux de Mathilde Stangerson, l'avait brutalisée dans l'après-midi, mais elle avait caché les traces de l'agression et s'était enfermée avant de sombrer dans un sommeil agité, au cours duquel elle avait heurté sa tempe contre le coin de sa table de nuit, causant la plus grave des blessures. Mais, dans la chambre, il n’y a aucune trace de l’assassin, qui semble avoir tout simplement disparu. Quand le père Jacques était rentré dans la chambre, il l’avait fait à la lueur d’une veilleuse qui éclairait très peu et n’avait donc pas pu voir les traces de l’agression. Lors d’un entretien ultérieur avec Sainclair, Rouletabille lui explique avec force détails le raisonnement qu’il a suivi pour en arriver à soupçonner Larsan. Mon père m'avait prêté une vieille édition du "Mystère de la chambre jaune" qu'il avait lu adolescent. Les murs sont maculés d’empreintes de mains sanglantes et il y a, au sol, un mouchoir « rouge de sang Â», un vieux béret et des empreintes de chaussures d’homme. En 1907, le premier roman policier de Gaston Leroux, Le matin du 26 octobre, après avoir lu l’article relatant ce mystère dans le quotidien, Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Résumé >, Politique de confidentialité - Californie (USA). Poussé par son instinct, il se rend vers la chambre de Mlle Stangerson et aperçoit les mêmes empreintes élégantes qu’il a relevées auparavant se dirigeant vers la chambre de celle-ci, dont la porte est ouverte. Soudain des volets s’ouvrent et Arthur Rance, qui est roux, apparaît à la fenêtre. Il s'agit de la première aventure du jeune reporter Joseph Rouletabille. C’est au bord de l’étang que les trois compagnons retrouvent le détective. Ses armes de prédilection sont le couteau et l’os de mouton. Peu après, Catherine rend le livre à Louis et Gaston dans sa … Le mystère de la chambre jaune (résumé) Ce livre est un grand classique du roman policier. Quant au mystère de la chambre jaune, Rouletabille leur révèle que l’assassin n’avait pas été dans la chambre dans la nuit : ce que M. Stangerson et le père Jacques ont entendu était le résultat du cauchemar que faisait à ce moment là Mlle Stangerson, où elle revivait l’agression qu’elle avait vécue plus tôt dans la journée, dont elle avait caché les traces. Ceci est un enregistrement LibriVox du Mystère de la chambre jaune, par Gaston Leroux. Le mystère de la chambre jaune (résumé) 1. Le mystère de la chambre jaune Alors qu'elle s'était enfermée à double tour dans sa chambre, Mathilde, la fille du célèbre professeur Stangerson, est victime dune terrible agression. Il n’est pas le seul puisque Larsan a acquis une réputation internationale, en raison de sa capacité à démêler les imbroglios les plus complexes. En sortant du pavillon, l’assassin est allé jusqu’à l’étang où Frédéric Larsan se tient depuis le matin, a échangé des chaussures grossières contre d’autres élégantes puis il est reparti à bicyclette. Au moment où le journaliste se réveille, un cri résonne dans le château. Le mystère de la chambre jaune publié en 1907 Auteur : Gaston Leroux (1868-1927) né à Paris. Le soir, en passant devant la chambre de Mlle Stangerson, Sainclair et Rouletabille la voient verser un somnifère dans le verre de son père. Il reprend ensuite tous les évènements pour conclure qu’à son avis, l’assassin est sorti par la porte, au moment où M. Stangerson était seul et que cela prouve qu’il a laissé s’échapper l’assassin de sa fille, qui doit avoir un secret horrible qui les oblige tous deux à garder silence. Rance, un familier des lieux quand il se trouve en France, a l’habitude de rentrer et sortir incognito. Sainclair en effet connaît le fiancé de Mathilde Stangerson, M. Robert Darzac, professeur de physique à la Sorbonne, à qui il venait de rendre « un très gros service judiciaire dans un procès civil Â». This is a LibriVox recording of Le Mystère de la chambre jaune, by Gaston Leroux. Il s'agit de l'un des modèles des romans dits d'« énigme en chambre close ». Tous deux s’étaient enfuis à Louisville et c’est là que des policiers étaient venus arrêter M. Roussel, apprenant ainsi à Mathilde Stangerson qu’elle était la femme d’un criminel notoire. Dépassant les arbres de la forêt, la tour et le donjon semblent se raconter les histoires depuis Louis XIV. Rouletabille explique alors au juge comment par déduction logique, il en est arrivé à soupçonner Larsan, qui était fou amoureux de Mlle Stangerson et avait donc décider de perdre M. Darzac. Larsan est en fait l’identité d’emprunt d’un criminel de haut rang qui a fait courir toutes les polices du monde depuis les vingt dernières années : Ballmeyer. Il s'agit de la première aventure du jeune reporter Joseph Rouletabille. Le mystère de la chambre jaune a été écris par Gaston Leroux de son vrai nom Gaston Alfred Louis Leroux né à Paris le 6 mai 1868 et mort à Nice le 15 avril 1927. Darzac, qui arrive dans la matinée du 3 novembre, insiste pour que Rouletabille lui raconte ce qu’il a vu. L’auteur joue aussi de cette interaction entre le héros et son acolyte qui, incarnation du cheminement suivi par le lecteur, permet à l’auteur, par l’incompréhension de Sainclair, de forcer le détective à dévoiler sa pensée et son raisonnement, éclairant ainsi tous les aspects du mystère. La chambre jaune où sest produit le crime était fermée à clé de lintérieur : mais comment lassassin sest-il enfuit ? Tout comme Sherlock Holmes, le héros de Leroux, un jeune journaliste répondant au surnom de Rouletabille, n’est pas rattaché aux forces de police mais fait preuve d’une sagacité qui amène le système judiciaire à s’appuyer et à reconnaître la force de ses déductions logiques. Le journaliste lui reproche de ne pas avoir eu confiance en lui et lui explique qu’il a vu Mlle Stangerson, ensanglantée, et qu’il a retrouvé dans sa chambre les documents qui avaient été volés. Des milliers de livres avec la livraison chez vous en 1 jour ou en magasin avec -5% de réduction . Après avoir pris le temps de remettre la tâche au lendemain et avoir prié le garde d’avertir le maître d’hôtel que les Stangerson dîneraient au laboratoire, M. Stangerson a rejoint sa fille pour continuer les travaux en cours. Des échanges entre le journaliste et le détective, il ressort qu’il existe entre eux des divergences méthodologiques sur la meilleure manière de mener une enquête. Le procès commence par l’interrogatoire de Darzac, qui continue de clamer son innocence même s’il se refuse à justifier ses absences. Toute arrestation serait embarrassante pour Mlle Stangerson et M. Darzac. Rouletabille, le mystère de la chambre jaune, Gaston Leroux : autant de noms attirants pour un lecteur. Sinclair se sent obligé de faire connaître au public les dessous de cette affaire qui avait entretemps plongé dans l’oubli puisqu’à l’époque, Rouletabille n’avait révélé que les informations nécessaires pour éviter la condamnation d’un innocent. Parfois le texte n'est pas à la hauteur de la légende, mais ce n'est que mon humble avis . » La phrase leur ouvre les portes du château. L’air désespéré, Darzac retourne au château. Les disparitions ultérieures de l'agresseur s'expliquaient naturellement par le fait qu'il était l'un des poursuivants. En 1907, le premier roman policier de Gaston Leroux, Le Mystère de la chambre jaune, est publié en feuilleton dans le supplément littéraire de l’hebdomadaire parisien L’Illustration. Darzac se refuse à donner une explication pour son comportement et il est arrêté. Le domaine est recouvert de. Résumé de Le mystère de la chambre jaune Suite à la tentative d'assassinat de la belle Mathilde, fille du célèbre professeur Stangerson, le jeune … Rouletabille pressent que Mlle Stangerson connaît l’identité de son assassin mais qu’elle est sous l’emprise d’un secret qui l’oblige à la dissimuler, à tous sauf à Robert Darzac. Résumé du mystère de la chambre jaune ( le film ): (Gaston-Leroux ) Le profeseur Stangerson travaillait depuis peu dans son laboratoire avec sa fille Mathilde. Ballmeyer, qui avait la prétention de la reconquérir et ne pouvait supporter l'annonce de ses fiançailles avec Darzac, avait ainsi pu la faire chanter pour exiger des entrevues et, sous le personnage de Larsan qu'il avait adopté depuis quatre ans pour s'introduire à la Sûreté, avait tenté de faire condamner son rival. Son … Mlle Stangerson explique ensuite qu’elle avait pris le revolver du père Jacques parce qu’elle avait aperçu la veille deux ombres rôdant autour du lac. Darzac leur apprend à tous que le détective Larsan va leur expliquer le soir même comment l’assassin a réussi à s’enfuir. Il ressort de la conversation que Rouletabille ne cherche pas à arrêter l’assassin mais à l’identifier. Au moment de son arrestation, Rouletabille l’assure qu’il le défendra, presque contre son gré. Elle avait réussi à blesser son agresseur à la main, ce qui explique pourquoi Larsan-Ballmeyer avait toujours une canne. De la bouche de Darzac, en chemin vers le lieu du crime, Sainclair et Rouletabille apprennent que les concierges ont été arrêtés parce qu’ils sont arrivés tout habillés deux minutes après le coup de feu alors qu’ils avaient prétendu avoir été réveillés par la détonation. C’est le jeune reporter Rouletabille, limier surdoué et raisonnant par « le bon bout de la raison, ce bon bout que l’on reconnaît à ce que rien ne peut le faire craquer », qui va trouver la solution de cet affolant problème, au terme d’une enquête fertile en aventures et en rebondissements. Stangerson affirme alors solennellement n’avoir rien fait de la sorte et Rouletabille est le seul qui affirme le croire. Sortie le 11 juin 2003 Résumé Le jeune reporter Joseph Rouletabille, accompagné de son ami et photographe Sainclair, se lance aux trousses du meurtrier qui a tenté d'assassiner Mathilde, la fille du célèbre professeur Stangerson. Le Mystère de la chambre jaune est un roman policier de Gaston Leroux, paru en 1907. Philanthrope, il avait toujours placé ses découvertes majeures dans le domaine public. En tant que reporter, il effectue des voyages en Russie et en Indochine. Les quatre hommes se rendent dans le bâtiment où a lieu l’interrogatoire : Darzac, dans une pièce voisine de la chambre de Mlle Stangerson, vient faire un compte-rendu exact des réponses qu’elle a données. À la grande surprise du père Jacques, son revolver est aussi par terre et, en vérifiant le barillet, il se rend compte que deux coups de feu ont été tirés. À partir de ce moment, l’aubergiste se met à leur disposition et leur fait apporter des ingrédients pour se faire eux-mêmes à manger, par une belle jeune femme qui s’avère être son épouse. Il a donc vécu 59 ans. Il n’y avait pas de différence Â». Et, ce n'est qu'en 1903, qu'il publie son premier roman, La double vie de Théophraste Longuet (...) Captivé par le parfum de la jeune femme, il l’a suivie lorsqu’avec Darzac elle s’éloigna de son père en conversation avec un des scientifiques américains, Arthur Rance. » L’éditeur explique qu’il est le détenteur d’une lettre qui innocentera Robert Darzac, écrite par Rouletabille, où celui-ci dévoile le nom de l’assassin. Depuis sept ans M. Darzac a fait une cour assidue à Mathilde Stangerson et ses efforts venaient juste d’être couronnés de succès. Sa fenêtre et sa porte étaient pourtant verrouillées de l’intérieur ; l’une est garnie de barreaux, l’autre donne sur une pièce où se trouvaient le père de la victime et son assistant au moment où elle a crié. En 1907, le premier roman policier de Gaston Leroux, Le Mystère de la chambre jaune, est publié en feuilleton dans le supplément littéraire de l’hebdomadaire parisien L’Illustration. Publiée pour la première fois en douze livraisons dans le supplément littéraire de L'Illustration du 7 septembre au 30 novembre 1907, l'œuvre est reprise en volume en janvier 1908 chez Pierre Lafitte. Le jury convaincu acquitte Robert Darzac. Les cinq premiers volumes de la série sont réédités par les éditions Soleil en 2001[3]. Le Mystère de la chambre jaune, Gaston Leroux, GILBERT TEROL, Auto-Édition. À ce moment le cri de la Bête à Bon Dieu retentit dans la nuit et le garde se poste à une fenêtre pour faire des grands mouvements de bras. Rouletabille prélève l’empreinte mais reste convaincu de l’honnêteté de Darzac. La dernière modification de cette page a été faite le 20 janvier 2021 à 18:35. Découvrant son identité véritable, elle avait caché toute l'histoire à son père, à qui elle s'était ensuite dévouée entièrement par honte et par remords. Rouletabille décide alors de réveiller M. Stangerson et Frédéric Larsan, afin que tous les quatre hommes puissent, grâce à sa stratégie, acculer l’assassin. L’édition est folioplus et la collection est classiques. Le corps est transporté dans le vestibule et la lumière révèle que c’est le cadavre du garde dont il s’agit. Son style d’écriture est très proche du style anglo-saxon pour ce genre particulier, notamment de celui d’Arthur Conan Doyle. Le Mystère de la chambre jaune - Qui a tué Mathilde Stangerson ? Il y retrouve Larsan et tous deux en redescendent après avoir observé une scène de tendresse entre Mlle Stangerson et Robert Darzac. Sainclair va alors dans la chambre du journaliste qu’il retrouve endormi. À 18 h 30, le procès reprend et Rouletabille explique que dans la nuit du 2 novembre, l’assassin ne s’est pas échappé, mais qu’il était avec eux et que tout le monde l’avait vu : il s’agit de Frédéric Larsan. L' hôtel de Rambouillet est parmi les 300 habitations ayant l'eau courante et évite les 20 000 porteurs d'eau de la Seine. Le 2 novembre au matin, Sainclair et Rouletabille, armés de revolvers, se promènent dans le parc du Glandier. Au cœur du mystère de la chambre jaune, il y a les Stangerson, père et fille, deux savants précurseurs des travaux des Curie sur la radioactivité, qui s’intéressent à ce qu’ils ont dénommé la dissociation de la matière. Alors que Sainclair et Rouletabille mangent, la mère Agenoux rentre suivie de son chat, la Bête du Bon Dieu, qui se met à miauler. Le deux novembre, Sainclair reçoit un télégramme de Rouletabille lui demandant de venir le rejoindre au Glandier avec des revolvers. L’homme est envoyé porter secours au professeur qui essaie de forcer la porte de la chambre, fermée de l’intérieur, et la femme ouvre la grille du parc sur lequel la fenêtre de la chambre jaune donne. Cette nuit-là, pendant que Sainclair dort, Larsan et Rouletabille cherchent des indices dans le parc. Il ressort aussi de ce dialogue que Mlle Stangerson a été frappé par un objet contendant, un os de mouton en l’occurrence, retrouvé dans la chambre, qui avait déjà servi à d’autres crimes. Gravissant l’échelle armé d’un gourdin, Rouletabille entend le cri de la Bête à Bon Dieu qu’il prend pour un signal, mais quand il arrive à la fenêtre, la scène suivante s’étale devant ses yeux : « l’homme est là, assis au petit bureau de Mlle Stangerson, et il écrit. Rouletabille ne réagit pas et explique son plan à Sainclair, ainsi que le rôle que ce dernier doit y jouer. Celle-ci a été retrouvée plus morte que vive dans la chambre peinte en jaune adjacente au laboratoire, deux pièces d'un pavillon situé dans le parc du château, dont la porte est fermée de l’intérieur et les volets clos. Il lui révèle aussi le secret par lequel ce dernier avait une forte emprise sur Mlle Stangerson : Ballmeyer, sous le pseudonyme de Jean Roussel, l’avait épousée alors qu’elle n’avait que vingt ans. Il parvient aussi à confirmer son hypothèse selon laquelle le revolver a servi à Mlle Stangerson et parvient à identifier, sur la bases des informations données à contrecœur par le juge, que l’assassin s’est enfui par la fenêtre du vestibule, ce que corroborent les preuves récoltées lors de l’enquête, même si au moment de l’incident « les volets de fer sont restés fermés à l’intérieur par leur loquet de fer Â». Larsan et Rouletabille en discutant s’accorde pour dire que l’homme avait l’air roux, puis ils s’en vont voir le garde qui vient de rentrer et les met à la porte. Sainclair obtient l’adresse du fabricant de canne qui, après interrogation, explique qu’il a vendu la canne en question le soir même du crime, vers vingt heures, à quelqu’un qui ressemble à Robert Darzac, ce qui lui fournirait un alibi. Dans sa jeunesse, Mathilde Stangerson, séduite par Ballmeyer, l'avait épousé en secret, mais son mari avait été arrêté par la police peu après. La véritable tentative d’assassinat a donc eu lieu pendant les quelques minutes où Mlle Stangerson pénètre seule dans le pavillon alors que son père est en pleine conversation avec le garde. Cet écrivain français, né à Paris en 1868, commence sa carrière en 1890 comme chroniqueur judiciaire au journal Le Matin. Se promenant dans les couloirs, il voit une fenêtre ouverte. Quand le juge fait appeler Larsan, celui-ci a disparu. Il s'y trouve deux grandes tables de bois et une, Le laboratoire : C’est la plus grande pièce du pavillon. La veille de l’attaque, son père et elle avaient assisté à une réception en l’honneur de l’Académie des sciences de Philadelphie qui s’était terminée tard. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Alors que tous deux conversent, le cabriolet de Darzac s’approche. Rouletabille refuse d'expliquer à la cour le fin mot de l'histoire, mais Sainclair le relate directement, plusieurs années s'étant écoulées. Rouletabille décide de l’accompagner et, en cours de route, alors que tous deux passent en dessous de la fenêtre de Mlle Stangerson, ils entendent des bribes de conversation qui convainquent Rouletabille de monter à l’arbre le plus proche pour observer ce qui s’y passe. Cette énigme intemporelle, d’une jeune femme retrouvée morte dans une chambre close de l’intérieur, n’a jamais cessé de fasciner et de titiller l’imagination. Mais au-delà de son intrigue, le grand succès remporté par Le Mystère de la chambre jaune tient également aux quelques éléments poétiques, voire absurdes, qui émaillent le récit et qui furent encensés par les surréalistes et par Jean Cocteau, auteur pour le roman de Leroux d'une préface au ton dithyrambique. Pendant la reconstitution de la soirée fatidique, les concierges affirment n’avoir entendu qu’un coup de feu même si M. Stangerson et le père Jacques en ont entendu deux, « un coup sourd d’abord, puis un coup éclatant Â», et que deux balles ont été tirées du revolver. […] Chose stupéfiante : Mlle Stangerson n’est pas là ! Un soir où Darzac était absent, Rouletabille se réveille au cri du chat de la mère Agenoux. Comment l’assassin est-il entré ? Alors que Rouletabille et Sainclair attendent leur train sur un quai de la gare d’Orléans, ils y rencontrent M. de Marquet, ainsi que son greffier, M. Maleine. Il est révélé que Mme Mathieu était l’amante du garde mais que le père Mathieu n’en est pas l’assassin. Alors qu’ils approchent des abords du château du Glandier, Rouletabille et Sainclair aperçoivent Frédéric Larsan, à qui Rouletabille voue une admiration sans borne. Quand ils sont revenus pour le dernier segment de cette journée de travail, Mathilde Stangerson est rentrée la première dans le pavillon car le garde a arrêté M. Stangerson et lui a demandé s’il était disponible pour une « tournée urgente du côté des bois dont [il] avait décidé la coupe. Les Stangerson sont revenus de Philadelphie il y a 15 ans pour poursuivre leurs recherches en France. Le 15 janvier, son journal publie un article selon lequel « le jury de Seine-et-Oise est appelé à juger l’une des plus mystérieuses affaires qui soient dans les annales judiciaires. Elle explique qu’elle aussi a été inquiète d’entendre le miaulement de son chat à l’extérieur alors que celui-ci était sur ses genoux, sans miauler. Par où l'assassin a-t-il bien pu s'enfuir ? Ils vont chercher une échelle et s’aperçoivent en cours de route que le garde n’est pas dans sa chambre. C’est afin de rétablir les faits largement erronés qu’un journal du soir a publiés récemment au sujet du mystère de la « Chambre Jaune Â» que Sainclair se décide à divulguer les détails d’une affaire fort obscure qui ne fut clarifiée que grâce à l’intervention du jeune journaliste Joseph Joséphin, surnommé Rouletabille en raison de sa physionomie, âgé de dix-huit ans au moment du scandale, il y a quinze ans de cela. Rouletabille parvient à les innocenter en leur soutirant la vérité : le couple s'adonnait au braconnage sur les terres du professeur Stangerson. Il est aussi extrêmement méfiant envers la presse et demande à M. Maleine de le protéger, en vain, de Rouletabille qui réussit à le contourner en lui faisant croire que son intérêt journalistique porte sur les excursions littéraires du juge d’instruction. Sur le pas de porte, se tient l’aubergiste, M. Mathieu, un homme à la mine rébarbative qui fait son possible pour les décourager de rentrer jusqu’à ce que Rouletabille lui dise : « Je sais que maintenant, il va falloir manger du saignant Â». Seul Robert Darzac, surnommé « l’éternel fiancé Â», continua à l’entourer de délicates attentions et, quelques semaines avant l’incident, Mathilde Stangerson avait décidé d’accepter sa demande en mariage. Tout l’appareil judiciaire se remet en branle ce matin-là et il ressort de l’interrogation d’un employé de gare que Robert Darzac n’était qu’à quelques kilomètres du lieu du crime au moment où celui-ci se produisait. C’est là que Rouletabille entendit la phrase qui lui ouvrit les portes du château et la suite des évènements lui fait comprendre que quelqu’un s’oppose au mariage des amoureux. Larsan s’éloigne rapidement parce qu’il a oublié sa canne. Rouletabille parvient à pénétrer dans le domaine du Glandier, où l'agression a eu lieu, grâce à une phrase énigmatique (« Le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat ») qui lui permet de gagner la confiance de Robert Darzac, le fiancé de la victime. 4). Grâce à la lampe forte que tient M. Bernier, tous peuvent voir dans cette chambre assez petite Mathilde Stangerson, sans connaissance, par terre, au milieu de tables et de chaises renversées, ensanglantée, et avec des marques d’ongles sur le cou, ainsi qu’un trou à la tempe droite. « Leroux, qui voulait faire mieux que Conan Doyle et plus complet que Poe, a construit une intrigue à la rigueur géométrique qui sera admirée par Agatha Christie »[1]. Peu après cet éclaircissement, Darzac passe une nuit à Paris.